Le Passeur Critique - Site de critiques cinématographiques de film - series - manga

TOP 5 PIXAR

À l’occasion de la sortie dans les salles du Monde de Dory, célébrant le retour d’Andrew Stanton quatre ans après l’échec public de John Carter (2012), les membres de la rédaction se sont penchés sur leurs cinq longs-métrages favoris estampillés Pixar. Heureux hasard, Wall-E du même Andrew Stanton, se retrouve en tête de classement, cité par onze rédacteurs sur douze !

Précaution oratoire: ce top 5 ne contient aucun des trois Toy Story, saga-emblème du studio Pixar dans ce qu’il a de meilleur. Néanmoins, comptabilisés ensemble, les trois Toy Story s’élèvent en tête du classement, récoltant douze citations à eux trois. Nous reviendrons ultérieurement et en détails sur cette saga qui a changé la face du cinéma d’animation.

1-Wall-E d’Andrew Stanton (2008)

critique wall-e

Au début du 22ème siècle, la surconsommation a détruit notre écosystème, les derniers êtres humains vivent dans des arches spatiales et la terre est laissée en jachère à des robots nettoyeurs. Wall-E, le dernier d’entre eux, se lie d’amitié avec un cafard et une plante verte, puis découvre l’amour quand le robot EVE descend sur terre à la recherche de traces de vie.

Après huit ans de développement, Andrew Stanton (aidé de son alter-ego Pete Docter et sous la botte de leur gourou John Lasseter), trouve les clés pour élaborer tout un long-métrage sur une simple prémisse: et si les humains quittaient la Terre et oubliaient de déconnecter le dernier robot? Divisé en deux parties, on retient surtout Wall-E pour sa première moitié, se déroulant sur terre, qui retrouve une universalité digne du cinéma muet.

2-Vice-Versa de Pete Docter (2015)

critique vice versa

Branle-bas de combat au quartier cérébral: la jeune Riley déménage, change d’école et se retrouve loin de ses amis. Joie essaie de mettre Tristesse sur la touche, mais celle-ci ne peut s’empêcher de teinter les souvenirs passés. Alors que toutes deux sont expulsées du quartier cérébral, elles laissent les commandes à Dégoût, Peur et Colère.

Quand Vice-Versa est présenté au festival de Cannes 2015, Pixar est attendu au tournant. Le Voyage d’Arlo repoussé, voilà deux ans qu’ils n’ont rien distribué, qu’ils persistent dans une logique de suites de leurs plus grands succès et que leur dernière production originale, Rebelle (2012) a échoué à retrouver la magie des débuts. Rassurant des hordes de fans et de cinéphiles, Vice-versa est un classique instantané. Relevant avec brio un incroyable défi narratif, Pete Docter touche en plein cœur petits et grands avec l’un des plus beaux films jamais réalisés sur la fin de l’enfance.

3-Ratatouille de Brad Bird et Jan Pinkava (2007)

critique ratatouille

Expulsé de sa campagne, le rat Rémy se fraie un chemin jusqu’aux cuisines du restaurant de son idole: le défunt chef Gusteau. Hélas, le restaurant est sur la pente descendante. Rémy va faire alliance avec un jeune commis de cuisine pour exprimer à tout prix ses dons culinaires et assouvir sa passion pour la gastronomie.

Pixar préféré de tous les amoureux de cuisine ou aficionados de Top ChefRatatouille marque les premiers dysfonctionnements au sein du studio le plus en vogue de l’univers. L’année précédente, en 2006, Pixar déçoit nombre de fans en acceptant un juteux rachat par Disney, renonçant par-là même à son indépendance artistique. Dans le même temps, Jan Pinkrava, à l’origine d’un projet Ratatouille trop ambitieux et complexe, est écarté au profit de Brad Bird, appelé à la rescousse.

4-Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson (2009)

critique là-haut

Depuis la mort de sa femme, Carl Fredericksen, 78 ans, est aussi seul qu’acariâtre. Alors que des investisseurs immobiliers tentent de le chasser de sa maison, Carl la transforme en montgolfière à l’aide de milliers de ballons. Il emmène malgré lui un scout maladroit qui cherche à obtenir son badge d’aide aux personnes âgées.

Cinq ans après Les Indestructibles, les studios Pixar se frottent de nouveau à des humains en tant que personnages principaux. Audace ultime, un octogénaire tient le premier rôle. Pour stimuler l’identification des spectateurs, Joe Grant, honorable vétéran des studios Disney, suggère à Pete Docter de créer un «socle émotionnel». Résultat: un prologue muet bouleversant, esquissant en quelques minutes l’amour d’une vie. Après ça, Carl peut être le plus aigri des vieillards, on l’aime pour toujours.

5-Les Indestructibles de Brad Bird (2004)

critique les indestructibles

Depuis que les actions en justice ce sont multipliées contre lui, Monsieur Indestructible s’ennuie ferme en chef d’une famille dont tous les membres sont doués de super pouvoirs. Licencié, il est approché par Syndrome, un concepteur d’armes derrière lequel se cache un ancien admirateur frustré.

À l’origine, Les Indestructibles est développé au sein du département animation de la Warner. Après leur fermeture, Pixar récupère ce qui devient le premier projet dont ils ne détiennent pas l’idée originale. Adoptant une approche réflexive et post-moderne des super-héros (dans le sillon du comics Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons), Les Indestructibles porte avant tout la marque de Brad Bird, premier auteur hors-maison, qui s’y épanouira idéalement.

Add comment

Your Header Sidebar area is currently empty. Hurry up and add some widgets.