Dossier & ITW
Interview de Michel Gondry

Lundi dernier, Michel Gondry était à Bruxelles pour la promotion de son dernier film, l’adaptation attendue de L’écume des jours de Boris Vian. Tandis que sur la terrasse avoisinante Jean Pierre Marielle disputait son marc de café à Pierre Arditi, le réalisateur d’Eternal  sunshine of the spotless mind s’est confié à notre micro et à celui de quatre de nos confrères.
L’œil fatigué par une dure journée d’interview mais l’esprit toujours en ébullition Michel Gondry est revenu avec nous sur l’élaboration de son dernier film et sur ses méthodes de travail.

J’ai lu juste avant de venir dans une des rares interviews publiées en France que vous n’arrêtiez pas de vous demander ce que Boris Vian aurait pensé de votre adaptation ?

Michel Gondry : C’est vrai, c’était un éditorial que j’avais écrit pour le journal Première. Comme j’ai beaucoup travaillé avec Nicole Bertol qui est  la responsable de l’héritage Vian et qui habite là où Vian vivait à Paris, je me suis retrouvé dans l’endroit où il avait habité avec ses objets, ses tableaux et je me suis imaginé beaucoup de fois ce que cela lui ferais de voir mon film. C’est bien sûr impossible car c’est quelqu’un qui est mort depuis plus de 50 ans, mais en même temps je ne peux m’arrêter de penser à lui quand je travaille sur son roman et quand je tourne ce film par ce que j’imagine ce qu’il aurait pensé. Il n’est pas là pour dire son avis mais je n’ai pas envie de le décevoir. C’est donc un problème qui se posait à moi.

Qui continue à se poser alors que le film est terminé?

Oui, sauf qu’aujourd’hui je n’ai plus d’action sur le film donc cela ne sert à rien de me torturer avec. Comme je suis amené à parler de lui, de ce que je pense, de comment j’ai été influencé, de ce que j’ai pensé de son roman, etc… je pense à lui effectivement. Travailler pour quelqu’un qui est mort est assez bizarre en fait. J’ai l’habitude de faire des travaux de commande et en fait quand je dis je travaille pour lui, je ne travaille pas en fait pour lui car ce n’est pas lui qui me donnes mon argent mais j’imagine les réactions qu’il pourrait avoir en regardant le film.

Vous travailliez pour la première fois avec le chef opérateur Christophe Beaucarne, comment s’est passé votre collaboration ?

Très bien, il a un excellent rapport avec les acteurs et selon moi c’est très important d’avoir un chef opérateur qui entretient ce type de contact avec les acteurs.  Mon frère avait travaillé avec lui et m’avait dit qu’il était très à l’écoute du réalisateur. Il est très rassurant. Comme j’ai beaucoup d’exigences, de demandes, d’idées très précises sur ce que je veux, j’avais besoin de quelqu’un  de très souple et de créatif mais en même temps à l’écoute du réalisateur et pas quelqu‘un avec un ego sur-dimensionné. Parfois il y a des chefs opérateurs qui ont plus d’égo que le réalisateur, qui sont des stars et qui empêchent le tournage parce qu’ils estiment que les choses doivent se faire selon un certain protocole et finalement ont une influence négative.
Christophe Beaucarne est un des meilleurs chef opérateur avec qui j’ai travaillé. Lui et Ellen Kuras, ma chef opératrice américaine sont les deux que je place en tête..

Le couple Romain Duris et Audrey Tautou existait déjà dans la tête des gens grâce à Klapisch. Est-ce que c’est quelque chose qui vous a influencé quand vous avez fait appel à eux ?

J’y ai pensé mais selon moi ce n’est pas un problème. Quand vous regardez les films américains,  il y a des couples  de cinéma qui perdurent de film en film.

 Ce couple Klapisch s’oublie en regardant l’Ecume des jours.

Je pense que c’est dans la nature du cinéma de prendre des gens que l’on reconnaît et que l’on réinstalle dans une réalité.  Cela ne m’a pas gêné plus que çà. C’est vrai qu’ils avaient travaillés avec Klapisch mais c’était, avant tout, deux acteurs avec qui j’avais envie de collaborer, à l’instar de Zinedine Soualem autre habitué de son cinéma.
Cédric Klapisch a un don pour choisir les acteurs qui sont forts et naturels en même temps. Etant moins habitué à travailler en France peut être que je me suis un peu appuyé sur son regard mais ce sont tous des acteurs avec qui j’avais envie de travailler. J’espère que cela ne va pas trop le fâcher car je respecte ses films et son travail. Les couples se forment, se reforment au fil des films et les gens n’y pensent même pas.

Vous avez filmé en Belgique. Pour quoi avez-vous choisi notre pays, c’est pour le surréalisme ou le tax shelter ?

C’est un peu des deux (rires). Cela correspondait bien à l’esprit du roman. J’ai un peu l’impression que Bruxelles c’est un Paris un peu différent, un Paris encore plus Paris d’une certaine manière. Ce décalage était intéressant. Je n’avais pas envie de tourner sur la rive gauche, avec un Saint Germain des prés de carte postale. Tourner le Café de Flore à Bruxelles, cela m’arrangeait bien car finalement on a l’impression de ne plus savoir où on est. Vous, vous le savez mais pas moi (rires). Ce n’est pas loin, on s’entend bien, il suffit de voir avec Christophe Beaucarne qui est devenu un très bon ami.

Et le tax shelter ?

C’était une idée du producteur que j’ai respectée (rires).

Souvent les comédiens que vous dirigez expliquent  que sur votre plateau, les choses se passent un peu en roue libre. Vous n’utilisez pas de clap, vous filmez tout le temps, est ce que vous considérez qu’il faut laisser un maximum de liberté pour les comédiens pour en tirer le meilleur ?  Est-ce que des comédiens ont déjà été perdus car ils n’étaient pas assez dirigés ?

Ils peuvent parfois avoir le sentiment d’être perdus  mais je ne crois pas que cela agisse de manière négative sur leur performance au contraire. J’opère comme cela parce que je fais un type de cinéma qui pourrait paraitre figé car beaucoup d’éléments prennent vie à l’image en même temps que les acteurs.  Je ne veux pas avoir du tout ce style figé où les acteurs seraient complètement mangés et perdus par le cadre. Pour moi c’est important de maintenir la technique à distance. Les techniciens sont très importants sur le tournage parce qu’il y a beaucoup d’éléments techniques mais justement je ne veux absolument pas que ce soient eux qui dictent leur loi. Je suis même assez dur avec eux car je ne veux pas qu’il y ait tout ce protocole qui consiste à dire : « silence », « action » et «  coupez » car finalement cela fige un peu tout. Comme il y a beaucoup d’éléments qui interviennent en même temps, je veux que ces éléments aient l’impression de flotter et ne soient pas figés. Donc c’est vraiment pour cette raison que j’essaye d’être imprévisible au tournage. C’est vrai que parfois cela donne une impression de chaos mais j’ai quand même une idée très précise derrière la tête.

Et quand vous leur expliquez ce qu’il va se passer et dans quel univers ils vont devoir s’intégrer, vous arrivez à les convaincre ?

Je pense que j’arrive à les convaincre d’autant que quand ils arrivent sur le plateau, on voit qu’il n’y a pas énormément de post production... voir pas du tout. Un petit peu quand même car il y a des gens qui ont travaillé dessus donc je ne peux pas dire que rien n’a été fait mais le gros est fait sur place et les gens le voient. Par exemple pour la souris qui est interprété par Sacha Bourdeau, on a eu recours à deux méthodes différentes. On a pris un acteur que l’on a mis dans un costume de souris et que l’on a rétréci et ensuite intégré dans le décor mais on a aussi fabriqué  des décors surdimensionnés pour que la souris ait l’air petite. Quand les acteurs arrivaient sur le tournage, je leur disais : « Regardez c’est un coin de la cuisine sur-dimensionnée. Il y a un escalier géant pour la souris ». C’est comme un coffre à jouet que j’ouvre et que je leur montre. On projette aussi des images en grand, des images animées que l’on  reprojete. Il y a des plateaux d’animation qui sont apposés aux plateaux de vue réelle et tout le monde voit ce travail.  D’ailleurs Audrey Tautou a exécuté tous les dessins du dessin animé qui est à la fin du film, parce qu’elle s’est prise au jeu. J’aime ce côté « équipe », que tout le monde voit comment les choses sont faites. En revanche en post production c’est différent, par exemple pour le montage, je préfère être plus isolé. Mais j’aime que les gens voient comment les choses sont faites et je pense que cela stimule les acteurs.

Vous avez parlé d’objet. Il y a une phrase qui vient du livre et qui est citée dans le film aussi : « Ce sont les objets qui changent pas les gens ». Qu’est-ce que cela vous inspire ? (la citation exacte du roman est "Les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent")

Il y a un élément dans la vie qui reflète cela. Ce sont les photos. Alors que les personnes vieillissent graduellement et changent d’aspect, on ne les voit pas vieillir au quotidien et on dit toujours « Qu’est-ce qu’il a l’air jeune sur cette photo ». Les photos sont des objets, elles sont inertes mais c’est un exemple qui prouve que les objets changent plus ce que les gens. Je trouve que les photos rajeunissent alors que les personnes ne changent pas d’apparence.
Le fait que les objets puissent avoir une existence propre, c’est quelque chose qui vient de l’enfance mais qui vient aussi d’un instinct ancestral. On doit être capable d’identifier tout ce qui peut être soit une proie, soit un prédateur. C’est quelque chose qui est fixé dans le cerveau et quand on voit des objets on s’imagine ce que l’objet nous rappelle de l’animal. On les voit, on les imagine s’articulant. C’est quelque chose qui me parait naturel et c’est certainement ce qui m’a plus en premier quand j’ai lu Boris Vian. Il n’y a pas dans son œuvre de ligne claire entre ce qui est organique et ce qui est inerte.

Il y a cet objet, le  « pianocktail »…

Le « pianocktail » c’est encore autre chose, c’est une combinaison de mots qu’il fait. Il prend deux mots et il en construit un nouveau. Cela m’inspire pour fabriquer ces objets et les faire exister en vrai. Il a pris deux mots, il les a coupés à moitié et il les a collés et moi je fais un peu la même chose avec les objets. J’ai par exemple construit une table qui est une sonnette en même temps. Il y a aussi le bras du tourne disque, c’est mon jeu de mot, c’est le bras de Duke Ellington. Il y a aussi la cage qui représente la maison en petit avec tous les détails de la maison à l’intérieur. Et il se peut qu’il y ait dans la cage de la souris, une autre cage avec une puce dedans… mais je n’ai pas été jusque-là.

Vous avez lu à quel âge  « L’écume des jours » pour la première fois ?

Vers 13 ou 14 ans.

Un peu comme tout le monde finalement, c’est un livre que tout le monde a découvert à l’adolescence mais pourtant c’est pas du tout un film d’adolescent.

Je pense qu’il y a un peu des choses pour les adolescents dans le film. J’ai utilisé des signaux que j’avais eus  lors de ma première lecture puis de ma relecture. Il a quelque chose d’adolescent dans la noirceur. Les adolescents n’ont pas peur de se jeter dans un univers torturé, très noir où il y a une sorte d’annihilation de tout. Tout est tué  à la fin de L’écume des jours  et pourtant dans le film on n’a pas tué la souris (sourire).

Il y a une forme de naïveté à cet âge.

Il y a une forme de naïveté mais c’est aussi un moment où on se révolte parce qu’on se dit que tout ce que l’on a accepté quand on était enfant étaient des visions adultes qu’on nous forçait à croire. On s’aperçoit que cette naïveté qu’on a été obligé d’avaler était finalement une représentation des choses faites par les adultes et on est un peu en colère contre ça.  C’est pour cela qu’on embrasse une sorte de négativité, que ce soit au niveau de la musique, de la peinture ou des histoires qu’on aime. A l’adolescence, il y a cet intérêt pour des choses très noires.

Tout ceci pour finalement revenir aux choses d’adultes qu’on nous inculquait  quand on était enfant.

On ne m’a pas trop inculqué de choses dans ma jeunesse, j’ai eu cette chance. C’est vrai qu’il a des gens qui ont une révolte très forte à l’adolescence et qui retournent encore plus dans les rails de leurs parents. Souvent plus la révolte contre les adultes est violente et plus le retour dans le moule se ressent. C’est pour cela que les adolescents aiment ce qui est noir et presque négatif.

Le scénario est très respectueux à l’esprit et à la lettre du roman, comment avez-vous travaillé avec le scénariste Luc Bossi sur l’aspect très visuel  et surréaliste de l’écriture de l’Ecume des jours, pour en retrouvez la même frénésie à l’écran ?

Il y avait beaucoup d’éléments qu’il pensait qu’on ne pouvait pas adapter ou transcrire,  qui allait coûter trop cher. Moi j’avais l’idée de faire des choses un petit peu fabriquées, collées, parce que cela correspondait à l’écriture de Boris Vian. Je voulais respecter cela, donc j’ai remis toutes ces choses dedans. J’aimais bien son script car il était très proche du roman. Je me souvenais de cette impression que j’avais eu en lisant certains passages comme la patinoire, avec le personnage qui s’étire, la boucherie, le sang… J’avais envie de voir tout cela  à l’écran car c’était ce qui m’avait le plus marqué lors de la première lecture. J’ai voulu les réintégrer. On a travaillé en allers retours, je lui faisais des propositions,  je changeais les dialogues. L’ordinateur et internet permettent cette souplesse, on a fait différentes  versions de cette manière puis on a commencé les sessions de travail ensemble.
Tout s’est bien passé. Le fait qu’il soit producteur et scénariste cela pourrait paraitre compliqué mais en même temps il avait des intérêts sur les deux tableaux donc il était finalement ouvert et j’ai l’impression d’avoir travaillé avec beaucoup de liberté.

A propos des comédiens, comment avez-vous travaillé sur le casting, par rapport à l’adaptation du livre ? Est-ce qu’il y a des acteurs qui vous sont directement apparus ? Est-ce que vous avez voulu travailler avec des personnes en particulier ?

Non moi j’ai travaillé avec les gens avec lesquels je voulais travailler. Audrey et Romain, j’avais vraiment envie de faire un film avec eux. Quand je relisais le livre en pensant à l’adaptation, j’ai vu Audrey immédiatement et Romain juste après. Ils sont effectivement plus âgés que dans le livre mais pour moi ils incarnent une sorte de rêve de cinéma. Ce sont des acteurs qui ont une sorte de jeunesse qui reste et auxquels on ne donne pas vraiment d’âge. Ils ont cette énergie adolescente même si ils sont complètement dans l’âge adulte. Ce sont des acteurs que j’adore. C’est vraiment eux que je voulais. On ne me les a pas imposés en tout cas, c’est moi qui les ai choisis.

En quoi vous considérez que vous vous éloignez le plus du roman ? Et en quoi vous considérez que vous vous rapprochez le plus du roman ?

J’ai essayé d’apporter des choses qui me sont personnelles, qui m’ont parfois éloigné du roman. Par exemple on voit la fabrication du livre. Le fait que ce soit devenu quelque chose de monumental alors qu’au départ Vian ne pouvait pas en avoir conscience c’est intéressant.  Je montre le roman comme étant quelque chose qui est fabriqué  à la chaine et effectivement par cet aspect je m’éloigne du roman tout en rappelant l’existence du livre au spectateur.
Je pense que certaines images sont très proches du roman et je les ai exprimées comme je les ai vues. Maintenant je me doute bien que chaque lecteur doit avoir une image différente mais moi j’ai exprimé les images que j’avais ressenties dès la première lecture et  en cela je suis resté fidèle. J’ai tenu à représenter le rétrécissement de l’appartement de Colin, le vieillissement des choses qui se fait de manière très progressive mais inexorable. Tous ces éléments nous ont nous obligé à tourner de manière chronologique. C’était un peu contraignant en production mais pour moi c’était vraiment important. Je pense que la souris est très proche du roman.

Quand vous parlez casting vous parlez généralement de Romain Duris et d’Audrey Tautou, mais Omar Sy …

Omar Sy apporte un capital de sympathie et d’humanité au personnage de Nicolas. C’est l’ange gardien, c’est le grand frère et il les protège d’une certaine manière. Il est immédiatement accepté par le spectateur. Le rôle de Nicolas aurait pu apparaître un peu hautain, joué par un autre acteur, et là j’ai trouvé qu’il apportait ce côté très naturel. Avec seulement des regards il est capable de raconter une histoire. A la fin, quand il a vu le cadavre d’Alise et de Chick, il a un regard avec Isis et sans un mot il est capable d’exprimer que tout s’est mal terminé. Il est très expressif et il apportait une douceur à son personnage qui était un peu trop sophistiqué.

Est-ce que vous êtes d’accord avec l’accroche: « L’écume des jours ceci n’est pas un film », tout comme le célèbre tableau de Magritte ?

J’avais pensé faire une campagne d’affichage où je mettais le nom des mauvais acteurs. On prenait la photo d’Omar Sy et on mettait le nom de Romain Duris, on prenait Audrey Tautou et on écrivait Omar Sy. J’avais fait toute une déclinaison mais ils n’ont pas souhaité donner suite (rires. Mais j’avais effectivement pensé à Magritte. J’aurai pu l’écrire, j’avais  d’ailleurs fait un générique où j’avais écrit  « Ceci n’est pas le générique ». On pourrait effectivement  mettre « Ceci n’est pas un film »…

La critique de l'Ecume des jours

Entretien réalisé à Bruxelles le 15 avril 2013 avec la collaboration de Goldo de Zone Geek, Deborah Laurent de 7 sur 7, Marc Bussens de De Betere Film, François Tahon de Feever Mag et Manuel Haas du Passeur Critique.

Remerciement à Marie-France Dupagne pour l’entretien, à Léa Manceron pour la retranscription et à Zone Geek pour la photo de l'entretien.

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Manuel Haas
24 Avril 2013 à 18h58

La phrase exacte est effectivement un peu différente Il s'agit de "Les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent" et non "Ce sont les objets qui changent pas les gens". Il s'agit plus d'une nuance d'adaptation que d'une justication de Michel Gondry à mon sens. Merci en tous les cas de l'avoir signalé. Je viens d'ajouter cette nuance à l'interview.

marielle Issartel
24 Avril 2013 à 12h20

Vous pourrez lire er relire L'Écume des Jours dans tous les sens, la phrase constamment citée par Gondry : "Ce sont les objets qui changent", ne s'y trouve pas. C'est une justification fake ! La phrase de Colin est bien plus large et subtile. C'est drôle, non ?
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Critique mise en ligne le 24 Avril 2013

AUTEUR
Manuel Haas
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Biberonnée au cinéma populaire, ma cinéphilie ne connaît pas de frontières et se ...
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